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COMUNICADO
Todos los miembros del Colectivo ALBA Francia nos unimos para hacerle llegar al Comandante Fidel Castro Ruiz nuestros deseos por su pronta recuperación.
Sabemos Comandante que usted es una de las personas que más ha luchado por una verdadera integración de los pueblos de nuestra américa y del mundo.
Hoy estos pueblos estan con usted, todos integrados brindando la fuerza y el coraje que se necesita para enfrentar las adversidades.
Los pueblos en lucha cuentan con su apoyo revolucionario Comandante.
Hasta la Victoria Siempre.
Colectivo ALBA FRANCIA
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« Rendre le pétrole au peuple ! » L’objectif du gouvernement bolivarien est clair et clairement affiché. « Depuis l’arrivée au pouvoir du président Chavez, constate M. Antonio José Gonzalez, coordinateur de recherche à Provea, une association de défense des droits humains, malgré la corruption persistante et l’absence de contrôle de l’Etat, il y a effectivement eu une redistribution de la dépense publique en faveur des secteurs populaires. » Pour ce faire, l’équipe au pouvoir s’appuie sur une très ferme reprise en main de la compagnie pétrolière nationale PDVSA, qu’illustre la manière dont M. Rafael Ramirez Carreño cumule les mandats de ministre de l’énergie et du pétrole (depuis juillet 2002) et de président de PDVSA (depuis novembre 2004).
La politique d’ouverture et d’internationalisation du groupe dans les années 1980-1990 s’était traduite par un très beau succès d’entreprise, mais aussi par une déconnexion croissante entre le groupe pétrolier et la société vénézuélienne. Selon Luis Lander, professeur à la faculté de sciences économiques et sociales de l’Université centrale du Venezuela, à Caracas, un chiffre le montre : la part des recettes perçues sur les exportations et versée par PDVSA à l’Etat s’était constamment amenuisée, passant de 70,6% en 1981 à 38,6% en 2000.
Les temps ont changé. En 2004, sur un chiffre d’affaires de 60 milliards de dollars, la contribution de PDVSA au budget national (sous la forme d’impôts, de redevances et de dividendes) s’est élevée à 11,4 milliards de dollars (environ 50% des recettes fiscales). Quelque 3,7 milliards sont allés au financement d’infrastructures et des « missions » créées au bénéfice des catégories défavorisées (contre 600 millions de dollars en 2003) : alphabétisation, soins (avec l’envoi de médecins cubains dans les quartiers périphériques), création d’une chaîne de supermarchés populaires, accès au baccalauréat ou reprise d’études supérieures...
« Au Venezuela, il n’y a pas de bons ou de mauvais politicien, avertit cependant un adage populaire. Il n’y a qu’un prix élevé ou bas du pétrole ». « En dessous de 29 dollars le baril, PDVSA ne pourra plus fournir un tel effort financier », confesse, en privé, un cadre du groupe (mais, compte tenu de la conjoncture, un prix aussi bas est peu probable dans les prochaines années). De fait, un conseiller du président Hugo Chavez, M. Maximilien Arvelaiz, rétorque : « C’est vrai ! Mais il y a en outre un souci de diversification des revenus nationaux avec, notamment, la mise en place d’une politique fiscale. »
L’opposition entre le modèle promu par les anciens responsables de PDVSA - qui ont fait entrer leur groupe dans la cour des grands du pétrole, tout en faisant de l’entreprise un Etat dans l’Etat - et le pouvoir chaviste - plus soucieux de politique sociale que de stratégie d’entreprise - tourne vite au dialogue de sourds. Exemplaire est, à cet égard, la discussion relative au sort de Citgo, filiale américaine de PDVSA placée parmi les premiers réseaux de distribution et de raffinage aux Etats-Unis. Caracas a annoncé vouloir la vendre (pour une valeur estimée à 6 milliards de dollars).
Pour les opposants, Citgo, qui fournit 30 % des recettes de PDVSA, obéit à une puissante logique économique d’intégration verticale (de la tête de puits jusqu’à la commercialisation des produits raffinés). Pour les stratèges gouvernementaux, ces actifs constituent une « subvention » au grand voisin du nord via les importants investissements vénézuéliens qu’ils ont absorbés, les impôts versés et les rabais consentis sur le prix du brut. Le 17 avril, sur la chaîne de télévision Televen, M. Ramírez optait pour une solution intermédiaire : tout en cédant les actifs les moins rentables, déclarait-il, « nous maintiendrons notre présence sur le marché nord-américain, qui est l’un de nos marchés les plus importants ».
Il n’en demeure pas moins que l’évolution de PDVSA est l’un des principaux débats qui agitent le pays. Le licenciement de 18.000 employés sur un total de 42.000 (dont 80 % de ses cadres) début 2003, puis l’interdiction faite à l’industrie d’embaucher les anciens grévistes sont évidemment - c’est une litote que de le dire - diversement appréciés. Ceci expliquant cela, fer de lance d’une opposition très peu démocratique, ils avaient participé à l’arrêt de la production préludant à l’éphémère coup d’Etat du 11 avril 2002 [1], puis à celle accompagnant le lock-out qui, en décembre 2002-janvier 2003, a eu pour objectif de déstabiliser le pays et a effectivement provoqué une catastrophe économique en lui faisant perdre 9% de son produit intérieur brut (PIB). Sans toutefois parvenir, objectif annoncé, à faire « tomber » le président...
Licencié à l’issue de la grève, l’ancien directeur de la planification Luis Pacheco craint que le groupe, privé d’une partie de ses forces vives (et de ses capacités d’investissement) devienne une banale société d’exploitation pétrolière, contrainte de se reposer sur les opérateurs étrangers pour les projets délicats [2]. Aujourd’hui député de l’opposition, M. Alberto Jordan Hernández souligne ce qu’il considère comme un paradoxe : des milliers de cadres de PDVSA ont été embauchés par des universités et des compagnies pétrolières du monde entier, ce qui équivaut à une « fuite de cerveaux que nous avons toujours critiquée » ! Toutefois, pour l’un des dirigeants d’une major présente dans le pays, « l’essentiel du personnel technicien est resté en place, ce qui préserve l’avenir du groupe ». Par ailleurs, la restructuration de PDVSA, en début d’année, a visé à lui donner un nouvel élan.
C’est une diplomatie pétrolière tous azimuts qu’a déployée le président Hugo Chávez ces derniers mois. Argentine, Brésil, Chine, Espagne, Inde, Iran, Libye, Nigeria, Qatar, Russie, Uruguay : la liste est longue des pays avec lesquels il a signé des accords-cadres de coopération, enrichis, selon les interlocuteurs, de projets de coopération économique ou commerciale. Suivant cela, quelques principes simples.
Premier principe : faire de l’or noir un instrument essentiel des relations extérieures du Venezuela. En novembre 2004, la nomination au poste de ministre des affaires étrangères de M. Rodriguez Araque, ex-ministre du pétrole et des mines (1999-2000), ancien secrétaire général de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) (2001-2002) et ex-président de PDVSA (2002-2004), en offre le symbole le plus éloquent. M. Rodriguez a inauguré son mandat par cette phrase : « La politique internationale du Venezuela a une composante très forte en matière d’hydrocarbures. »
De fait, les ressources du pays sont impressionnantes : 100 à 270 milliards de barils pour le seul brut extra-lourd de la ceinture de l’Orénoque, un pétrole très visqueux, difficile à extraire, mais pour lequel de nouvelles technologies sont en voie d’élaboration (le Venezuela produit déjà 600.000 barils par jour de ce brut). « C’est dans ces réserves de brut extra-lourd que réside l’enjeu stratégique de l’avenir, explique M. Georges Buresi, directeur général de la filiale vénézuélienne de Total. Selon les hypothèses de récupération, elles pourraient être comparables à celles de l’Arabie saoudite. »
Le deuxième principe de la diplomatie bolivarienne - accorder la priorité à la coopération Sud-Sud - correspond à un objectif politique de promotion d’un monde « multipolaire » et à la réduction de la dépendance vis-à-vis des Etats-Unis, principal marché d’exportation du brut vénézuélien. « Nous ne voulons pas dépendre d’un seul pays, explique M. Arvelaiz. Nous utilisons notre pétrole pour ouvrir des marchés et nouer de nouvelles alliances. »
Tout en réaffirmant régulièrement qu’il n’interrompra ni ne réduira ses exportations vers les Etats-Unis, Caracas s’efforce néanmoins de diversifier ses débouchés pétroliers, avec une prédilection pour l’Inde et la Chine, gros pays consommateurs invités à participer au développement du Venezuela [3]. Néanmoins, cette diversification prendra du temps, car elle implique, d’une part, la construction de nouvelles infrastructures de transport, comme un oléoduc traversant le Panama pour ouvrir une voie vers la côte pacifique et, d’autre part, l’adaptation des raffineries destinataires, chinoises ou indiennes, aux spécifications du brut lourd vénézuélien. Inquiet de l’évolution de la situation au Venezuela, le grand voisin américain s’efforce, de son côté, de diversifier ses sources d’approvisionnement en Afrique et en Asie centrale.
Le pétrole offre également un point d’appui privilégié à la politique d’ « intégration latino-américaine » promue par M. Chávez, excellente monnaie d’échange sur le modèle de l’accord conclu avec Cuba, qui reçoit 80.000 barils de brut par jour à prix préférentiel (comme d’autres pays de la Caraïbe et de l’Amérique centrale). Cette diplomatie multilatérale prévoit la création d’une banque du Sud, d’une télévision du Sud et... d’une compagnie pétrolière du Sud, Petrosur. Encore à l’état de projet, Petrosur doit rassembler l’Argentine, la Bolivie, le Brésil et l’Uruguay, voire la Colombie (lire ci-dessous).
Troisième principe de la politique étrangère du chef de l’Etat, une constante depuis son élection en 1998, un ardent plaidoyer en faveur d’une remontée du prix du pétrole. En allant, en mars dernier jusqu’à s’opposer à une augmentation des quotas de l’OPEP contribuant au reflux du prix, M. Chavez s’est fait le défenseur infatigable d’une redistribution en faveur des Etats producteurs [4] .
Par le biais de la fiscalité, les Etats consommateurs sont en effet les « vrais bénéficiaires de la rente pétrolière », explique Pierre Terzian, rédacteur en chef de l’hebdomadaire spécialisé Petrostrategies. Entre 1999 et 2003, la valeur totale des impôts et taxes liés au pétrole s’est élevée à 1.363 milliards pour les pays du G7, contre 770 milliards pour l’OPEP [5]. L :envolée des cours en termes réels ne doit pas faire oublier - comme M. Chavez l’a rappelé, lors de son passage à Paris, le 9 mars 2005 - qu’en dollars constants (c’est-à-dire en valeur réelle), le baril de 1973 vaudrait 90 dollars en 2004 !
Le mélange de la rhétorique « bolivarienne » et du réalisme pragmatique est une autre caractéristique de la politique pétrolière vénézuélienne. Les objectifs en sont clairs : « Indépendance vis-à-vis des entreprises transnationales, autonomie, souveraineté, lutte contre la pauvreté, revitalisation de l’OPEP », résume M. Tarek William Saab, gouverneur d’Anzoátegui, une des principales provinces pétrolières du pays. Leur application est plus nuancée, comme le révèlent les relations que le pays entretient avec les sociétés étrangères - même si le chef de l’Etat vénézuélien aime à pourfendre les majors qui exploitent sans vergogne les ressources naturelles de son pays. Ainsi, lors de son émission télévisée dominicale « Alo Presidente ! » du 15 mai 2005, leur a-t-il envoyé un avertissement en leur réclamant 1,55 milliards d’euros d’arriérés d’impôts et en contestant les contrats signés avant son arrivée au pouvoir.
Certes, le niveau de la redevance pétrolière est élevé par rapport aux autres pays de l’OPEP (30% contre 20% en moyenne) et la loi sur les hydrocarbures de 2001 prévoit une participation majoritaire de PDVSA dans tout nouveau projet pétrolier. Cependant, l’imposition sur le revenu a été réduite à 50% et, pour le gaz, la loi de 1999 fixe la redevance à 20% (contre 0% précédemment !) et autorise la propriété étrangère d’un projet à 100% ! Dans l’ensemble, ce dispositif ouvre donc l’amont vénézuélien aux capitaux étrangers - ce qui n’est le cas ni en Russie ni en Arabie saoudite (sauf pour le gaz), par exemple. Néanmoins, aucun décret d’application n’a encore été adopté, aucun contrat ferme signé depuis 2001 (seulement des lettres d’intention et des projets de coopération) ni aucun investissement nouveau engagé depuis cette date...
Si le Venezuela veut réaliser son objectif de production de 5 millions de barils par jour en 2009 (contre 3 millions aujourd’hui) [6], il lui faut relancer l’activité très rapidement. A l’exception de la britannique BP, assez peu présente, toutes les majors sont engagées au Venezuela et bien déterminées à l’être davantage. Elles ont proposé de colossaux projets (ou extensions) et n’attendent qu’un feu vert du gouvernement : « Le pétrole facile a été produit. Il faut désormais produire le pétrole difficile » de la ceinture de l’Orénoque, explique M. Buresi. Caracas n’ignore pas que les compagnies internationales ont un besoin impératif de nouvelles ressources à exploiter, sauf à voir leur production ralentir, et par conséquent leurs résultats se dégrader.
M. Chavez ayant procédé à des révisions de contrats, en particulier de leurs aspects fiscaux, des heurts ont opposé son gouvernement aux entreprises pétrolières, américaines notamment. C’est d’ailleurs le numéro un mondial, l’américain ExxonMobil, qui s’est le plus vigoureusement élevé contre la décision unilatérale de Caracas de supprimer la « période de grâce fiscale » dont bénéficiaient les projets de brut extra-lourd (plus risqués et plus gourmands en capitaux que les projets conventionnels) afin de tenir compte de l’envolée des prix du brut. Mais, volontiers pragmatiques, les dirigeants des autres sociétés ont tendance à relativiser les soubresauts politiques nationaux : « Comparé aux autres grands pays pétroliers comme l’Irak, l’Iran, l’Arabie saoudite ou la Russie, le Venezuela est accessible et relativement stable », commente un diplomate étranger basé à Caracas.
Alors que l’offre mondiale peine à suivre une demande en plein essor, le Venezuela dispose donc d’un atout maître : une prodigieuse richesse en or noir. A lui de jouer.
Il fut un temps où, dit la légende, tout journaliste arrivant à La Paz (Bolivie) s’installait dans l’hôtel qui, de l’autre côté de la place Murillo, fait face au palais du gouvernement, et demandait une chambre « avec vue sur le coup d’Etat ». Une nouvelle légende née en ce début de XXIe siècle racontera sans doute qu’un président prenant ses fonctions exige désormais, par prudence, un bureau avec « accès direct à l’hélicoptère ». Après l’Argentin Fernando de la Rúa, en 2001, et le Bolivien Gonzalo Sánchez de Lozada, en 2003, c’est grâce à ce type d’aéronef salvateur que le chef d’Etat équatorien, M. Lucio Gutiérrez, s’est enfui, le 20 avril, du siège de la présidence, le palais Carondelet.
Triste fin pour un ex-homme providentiel... Alors colonel, M. Gutiérrez avait été l’un des meneurs de l’éphémère coup d’Etat qui, en janvier 2000, appuyant une révolte populaire à forte composante indigène, fit chuter le président Jamil Mahuad. Comparé un peu trop hâtivement à un « Chávez équatorien », l’officier passa six mois en prison, fut radié de l’armée et... gagna l’élection présidentielle de novembre 2002, en alliance avec le mouvement Pachakutik, bras politique de la Confédération des nations indigènes d’Equateur (Conaie), la puissante organisation des populations autochtones appauvries [1].
Il ne fallut pas plus de quelques mois pour que l’ancien colonel, trahissant tout son monde, à commencer par les ministres issus du mouvement Pachakutik, se rallie aux thèses du Fonds monétaire international (FMI) et se définisse lui-même comme « le meilleur allié de Bush » dans la région.
De mesures impopulaires en basses manœuvres politiques, M. Gutiérrez finit, le 8 décembre 2004, par aller trop loin. Ce jour-là, une majorité parlementaire « aux ordres » restructure la Cour suprême de justice et remplace 27 de ses 31 juges. Le 31 mars 2005, les magistrats récemment nommés annulent les jugements en cours contre les ex-présidents Abdalá Bucaram - accusé de corruption et destitué en février 1997 - et Gustavo Noboa, mis en cause, au terme de son mandat (2000-2003), pour irrégularités et détournements de fonds dans la renégocation de la dette extérieure. Le retour au pays des deux anciens chefs d’Etat, respectivement en exil en République dominicaine et au Panamá, provoque une insurrection.
Lâché par l’armée, au sein de laquelle règne un fort malaise, M. Gutiérrez est également abandonné par le Congrès : 60 parlementaires sur 100 le destituent... pour éviter de couler avec lui. D’un point de vue juridique, la raison invoquée - « abandon de poste » (M. Gutiérrez « n’ayant pas respecté la Constitution ») - paraîtra à beaucoup contestable. Pourtant, et bien qu’ayant jusqu’à l’ultime instant manifesté un fort soutien à son allié, Washington se résigne à « faire sauter le fusible ». Préserver les « institutions » et la « légitimité du système politique » devient pour tous la priorité.
Dans une Amérique latine trop longtemps soumise au fondamentalisme libéral - 225 millions de pauvres (43,9 % de la population) -, les gouvernements sont assis sur une poudrière. Malgré les « chiens de garde » acharnés à préserver le statu quo - « Accepte ta situation. Même en période de crise économique, l’argent ne fait pas le bonheur [2] » -, le temps où les populations semblaient se résigner - « La justice sociale ? Elle est chaque jour plus proche... comme la ligne d’horizon ! » - semble révolu.
Pour la première fois depuis les années 1960, plusieurs gouvernements de gauche - Argentine, Brésil, Uruguay et Venezuela - entendent infléchir le cours de ces « Républiques sans citoyens », marquées par le mépris social et l’exclusion. Même si, avec M. Fidel Castro, le président vénézuélien Hugo Chávez est l’unique président qui prône un modèle de développement s’écartant de manière significative du consensus de Washington. Face à cette contestation les défiant en différents points de l’hémisphère, les Etats-Unis tentent de réagir en renforçant leur axe d’alliés inconditionnels - le Mexique et l’Amérique centrale, les pays andins où, avec la Colombie, l’Equateur de M. Gutiérrez occupait une place-clé (tout comme la Bolivie de M. Sánchez de Lozada).
Depuis les années 1990, l’offensive menée par Washington a pris la forme d’accords de libre-échange, commençant par l’Accord de libre-échange nord-américain - Alena [3] - et avec en point d’orgue la Zone de libre-échange des Amériques (ALCA en espagnol) censée, en janvier 2005, répandre le virus de l’ultralibéralisme sur tout le continent. Ce dernier projet s’est enlisé, confronté qu’il a été à la résistance des mouvements sociaux de la Campagne continentale contre l’ALCA, au refus du Marché commun du Sud - Mercosur [4] -, à la résistance du Venezuela.
Pour contourner la difficulté, l’empire signe à la hâte des traités bilatéraux avec l’Amérique centrale et la République dominicaine (Central American Free Trade Agreement - Cafta), l’Equateur, la Colombie et le Pérou [5]. Comme feu la ZLEA, ces traités de libre commerce (TLC) concernent tant les aspects strictement économiques que la gestion étatique, la législation du travail, la propriété intellectuelle, l’environnement, les ressources naturelles et énergétiques, la santé et l’éducation. De pseudo négociations ne permettent aux pays latinos que d’introduire quelques amendements, sans aucune concession de Washington sur l’essentiel et au seul bénéfice de ses intérêts.
Face à cette néocolonisation à peine déguisée, les populations grondent. « Je crois bien qu’ils vont finir par privatiser l’Etat, peut-on entendre, ici ou là. Si les choses continuent comme ça, on se réveillera un matin et le pays appartiendra à Coca-Cola ! » Forte contestation en Amérique centrale. Au Pérou et en Equateur, une campagne de recueil de signatures entend obliger les gouvernements à convoquer une consultation populaire sur les traités. En Bolivie, la pression des organisations sociales a empêché le pouvoir d’avancer dans la négociation du TLC, rebaptisé « total locura capitalista » (totale folie capitaliste).
Le renversement récent des chefs d’Etat bolivien et équatorien ne débouche cependant, et pour l’heure, que sur des perspectives incertaines et ambiguës. Comme en Argentine, en décembre 2000, c’est au cri de « Que se vayan todos » (qu’ils partent tous !) que les Equatoriens ont pris la rue. Leur insurrection multiclasses, auto-convoquée (les radios libres ont joué un rôle essentiel) à l’écart des partis et des dirigeants politiques - comme à La Paz et à Buenos Aires -, a même laissé à la marge la Conaie et le mouvement Pachakutik, aux chefs desquels sont reprochés leurs (courtes) responsabilités gouvernementales aux côtés de M. Gutiérrez.
De même que la Bolivie avait substitué à M. Sánchez de Lozada son vice-président Carlos Mesa (qui n’appartient à aucun parti), l’Equateur a remplacé M. Gutiérrez par son second, M. Alfredo Palacio (un médecin sans affiliation politique). Et donc, l’un comme l’autre, sans grand soutien.
Certes, à Buenos Aires, dans des circonstances semblables, l’exercice du pouvoir par M. Nestor Kirchner, péroniste ayant viré au centre gauche, a constitué une bonne surprise. Résistant au FMI, son gouvernement a déclaré un moratoire sur la dette privée. Cette mesure a pris fin en mars 2005, après que les créanciers eurent accepté de renoncer à 65,6 % de leur dû. Le 10 mars, immédiatement relayé par des centaines de manifestants qui ont occupé les stations-service, M. Kirchner a appelé au boycottage des entreprises pétrolières Shell et Esso, qui avaient augmenté les prix des combustibles de 3 %. Mais la situation sociale, extrêmement préoccupante, n’a guère évolué.
En Equateur, le nouveau président, M. Palacio, prend les rênes d’un pays en situation d’extrême fragilité. Par conviction ou pour apaiser la pression populaire, le ministre de l’économie, M. Rafael Correa, a estimé : « les accords commerciaux doivent être respectés, mais les pays ne doivent pas négocier en condition d’esclavage [6]. » De son côté, le ministre de l’intérieur, M. Mauricio Gándara, a fait savoir que les négociations sur le TLC sont interrompues ; que tous les contrats miniers et pétroliers seront réexaminés ; que l’Equateur prendra ses distances à l’égard du plan Colombie ; qu’une annulation de l’accord signé en 1999, octroyant aux Etats-Unis une base militaire à Manta, sera étudiée - 500 soldats américains opèrent dans cette installation stratégique du Southern Command (commandement sud de l’armée des Etats-Unis), avec pour cible les guérillas colombiennes [7]. Mais, sur ce point, après un déjeuner avec l’ambassadrice américaine Kristie Kenney, le président Palacio a déjà dû faire marche arrière... Scénario à la bolivienne ?
Dans ce pays, une première « guerre de l’eau », menée contre l’effet des privatisations, puis une « guerre du gaz » explosant pour les mêmes raisons (80 morts, 500 blessés) ont fait fuir l’ultralibéral Sánchez de Lozada [8]. Le 18 juillet 2004, son successeur, Carlos Mesa, appuyé par le Mouvement vers le socialisme (MAS) de M. Evo Morales, premier parti d’opposition, organise un « référendum du gaz » au cours duquel la population se prononce massivement pour une récupération des hydrocarbures. Le mouvement social s’est unifié autour de quatre revendications : convocation d’une Assemblée constituante - à l’instar de ce qui fut l’acte fondateur de la révolution bolivarienne, au Venezuela ; rejet de la ZLEA et/ou du TLC ; expulsion de la transnationale Aguas de Illimani (Suez- Lyonnaise des eaux) ; vote d’une loi sur les hydrocarbures établissant, entre autres mesures, un impôt de 50 % (approuvé par le référendum) sur leur exploitation par les consortiums transnationaux.
Toutefois, pris entre le marteau de la convulsion sociale et l’enclume du FMI, de la Banque mondiale et des multinationales, M. Mesa, au long de dix mois de polémiques, a prétendu que cette loi était « impossible » à mettre en œuvre, la communauté internationale ne l’acceptant pas [9]. Ce n’est qu’à contrecœur qu’il a laissé le président du Congrès adopter la loi, le 17 mai, tandis que les secteurs les plus radicaux du mouvement populaire continuent à réclamer la nationalisation. En un mot, il n’arrive plus à gouverner.
Parvenue à une sorte de pouvoir de veto grâce à une désobéissance civile généralisée, l’opposition n’en sort pas forcément renforcée. Dépourvus d’idéologie et de bases populaires, les partis politiques dits traditionnels ne jouent plus qu’un rôle secondaire dans les événements. Même des dirigeants radicaux comme MM. Felipe Quispe (Mouvement indigène Pachacuti, MIP) et Evo Morales (MAS), à qui l’on reproche personnellement d’avoir, dans un premier temps, pactisé avec M. Mesa, sont menacés d’être soumis à la « justice communautaire » s’ils « trahissent » le Pacte pour la dignité et la souveraineté du peuple bolivien récemment formé.
La situation pourrait être demain la même au Pérou, où à la catastrophe Alberto Fujimori a succédé le désastre Alejandro Toledo. Blocus des routes, prises de bâtiments publics, action armée avortée, le 1er janvier 2005, d’un groupe d’anciens militaires ultranationalistes - les ethnocacéristes -, affrontements avec les forces de l’ordre et l’armée... La corruption et le désastre social donnent lieu à un débat permanent : faut-il maintenir M. Toledo au pouvoir jusqu’en 2006 ou faut-il le « sortir » avant ? Mais, là encore, aucune relève politique ne se profile, tant le rejet des partis politiques et de leurs leaders est grand.
Au-delà des divergences, des objectifs communs
Même au Nicaragua, agité, en avril et mai, par de violentes manifestations contre la hausse des prix des carburants, et où plus de 80 maires (sur 152 municipios) ont exigé du président Enrique Bolanos qu’il résolve les problèmes de l’énergie ou qu’il démissionne, il n’est pas avéré que le Front sandiniste de libération nationale (FSLN) soit en mesure de gouverner, au cas où... Une grave crise le traverse - due à une absence de démocratie interne -, qui a écarté de lui nombre de ses anciens militants ou partisans.
Des situations davantage marquées par l’incertitude ou les risques de chaos que par l’apparition de véritables alternatives. Il n’en demeure pas moins que, perdant ses « pions » un par un, Washington se retrouve sur la défensive. Du point de vue du général Bantz Craddock, commandant en chef du Southern Command, « en Bolivie, en Equateur et au Pérou, la méfiance et le manque de foi dans les institutions stimulent l’émergence de démagogues antiaméricains, antiglobalisation et anti-libre marché [10] ». Pis ! L’axe Brésil-Argentine-Uruguay-Venezuela (et, dans ce cas, avec en arrière-plan Cuba) fait capoter toutes les initiatives du département d’Etat pour reprendre la main.
Lorsque, devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Etats américains (OEA) de juillet 2004, à Fort Lauderdale (Floride), les Etats-Unis avancent l’idée d’une modification de la Charte démocratique interaméricaine permettant d’isoler les pays « s’écartant graduellement de la démocratie », voire d’y intervenir - objectif désigné : le Venezuela -, ils ne recueillent qu’un sourire poli. Lors de la réunion des ministres de la défense (du 16 au 18 novembre 2004, à Quito), le Venezuela, le Brésil et la Bolivie rejettent, sur le thème de la non-ingérence, la prétention du secrétaire d’Etat à la défense américain Donald Rumsfeld, appuyé par les dirigeants colombien et centraméricains, de mettre en œuvre une nouvelle conception de la « sécurité préventive » et de constituer une force multinationale latino-américaine - sous commandement du Pentagone, cela va de soi.
Or, même dans la Colombie de M. Alvaro Uribe Vélez, son vassal le plus fidèle, la politique américaine marque piteusement le pas. Malgré 3,3 milliards de dollars d’aide militaire à Bogotá au cours des six dernières années, la fourniture de plus de 65 hélicoptères Blackhawk et Huey, la formation de 3 nouveaux bataillons d’élite, l’armée colombienne s’enlise dans le conflit interne.
Offensive la plus ambitieuse jamais menée contre les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), le plan Patriote - opération engageant 17 000 soldats dans le sud du pays - n’a pu venir à bout de guérillas mobiles, jouant de la rapidité et de la surprise, qui, dans la montagne et la jungle, mettent en échec les lourds bataillons. Alors que la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice, en visite à Bogotá le 27 avril 2005, annonçait, pour septembre de cette année, la fin officielle du plan Colombie (mais pas celle de l’aide américaine), les troupes gouvernementales encaissaient de très durs coups dans le sud-ouest du pays, et une violente crise éclatait au sein de l’armée. La destitution de quatre généraux de haut rang [11] a mis en évidence de profondes fractures au sein d’une institution traumatisée par les changements de doctrine imposés depuis le Pentagone et par son échec sur le terrain.
Autre caillou, et de taille, dans le soulier de Washington... « Le Venezuela exerce une influence déstabilisatrice en Amérique latine », a averti Mme Rice, en février. Les fortes pressions diplomatiques pour que ses voisins tentent de « lulaliser [12] » le président vénézuélien échouent pourtant - d’autant que l’homme n’est pas de nature à se laisser manipuler. Quand la secrétaire d’Etat américaine entame, le 26 avril, une tournée dans quatre pays du continent (Chili, Brésil, Colombie, Salvador), elle ne parvient pas, à Brasilia, à obtenir la moindre déclaration critique à l’égard de la révolution bolivarienne et se fait de la même manière poliment éconduire à Santiago.
Non que la politique de rupture de M. Chávez fasse bondir d’enthousiasme ses voisins (voir notre supplément). Du modèle d’intégration du Mercosur qu’il définit comme « soumis aux diktats du capital et à la logique mercantile », il n’a pas forcément la même vision que celle du Brésil, converti au « réalisme » et salué par le FMI. M. Chávez prône inlassablement la mise en place de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques - ALBA [13] -, une intégration à forte composante sociale et, le 4 mars, a été jusqu’à déclarer : « Nous devons inventer le nouveau socialisme pour le XXIe siècle. Le capitalisme n’est pas un modèle de développement durable. »
Toutefois, les objectifs redeviennent communs lorsqu’il s’agit de renforcer la Communauté sud-américaine des nations - CSN [14] -, née le 8 décembre 2004, ainsi qu’un ordre international rejetant l’unilatéralisme et basé sur l’égalité des Etats. Les accords économiques (énergétiques, industriels) font le reste. A titre d’exemple, le Venezuela importe chaque année des Etats-Unis, pour son industrie pétrolière, 5 milliards de dollars de biens et services. M. Chávez souhaite que, désormais, 25 % de ces achats se fassent en Argentine et au Brésil. Par ailleurs, et quoi qu’ils en pensent, ces chefs d’Etat doivent ménager leurs secteurs populaires. De notoriété publique, les piqueteros argentins ou les paysans sans terre brésiliens se sentent davantage représentés par M. Chávez que par leurs propres présidents.
Le pire demeurait cependant à venir pour Washington. Depuis octobre 2004, l’Organisation des Etats américains (OEA) se trouvait acéphale du fait de la démission de son éphémère secrétaire général (dix-sept jours !), M. Miguel Angel Rodríguez. Ex-président du Costa Rica, celui-ci a été rattrapé par une affaire de corruption et est jugé dans son pays, accusé d’avoir reçu des pots-de-vin (2,4 millions de dollars) de l’entreprise française Alcatel. Trois candidats aspirent alors à le remplacer : le Mexicain Luis Ernesto Derbez, conservateur, ministre des affaires étrangères et ancien consultant de la Banque mondiale ; le ministre de l’intérieur chilien José Miguel Insulza, ex-conseiller de Salvador Allende, qui exerce des fonctions ministérielles depuis sa nomination aux affaires étrangères en 1994 ; et enfin, candidat de la Maison Blanche, l’ex-président salvadorien Francisco Flores. Lorsqu’il était au pouvoir, ce dernier a envoyé un contingent militaire symbolique en Irak (il y est toujours).
En soixante ans, dans cette organisation de trente-quatre pays d’Amérique et des Caraïbes (sauf Cuba), jamais un candidat non appuyé par la Maison Blanche n’a gagné. Avant même le premier tour de scrutin du 11 avril, et malgré d’énormes pressions, M. Flores paraît tellement isolé que, pour éviter une humiliation, Washington lui demande de se retirer.
Les Etats-Unis n’ont a priori pas plus de divergences avec le Chili, qui n’a pas rompu avec l’économie de marché pure et dure et a signé un TLC en 2004, qu’avec le Mexique, membre de l’Alena. Mais, en cas de face-à-face, la marge de manœuvre de Santiago est beaucoup plus grande que celle de Mexico. Washington peut faire pression sur son proche voisin du Sud en choisissant de réprimer ou de régulariser les 4 millions (ou plus) de Mexicains sans papiers dont les envois d’argent au pays, 38 milliards de dollars en 2003, dépassent les revenus du tourisme et représentent la moitié de la valeur des exportations.
« Candidat de consensus »
Par ailleurs, M. Hugo Chávez appuie avec enthousiasme... le Chilien Insulza. Il a ses raisons : à la solidarité « sud-américaine » s’ajoute le fait que le président mexicain Vicente Fox entretient des liens d’amitié avec M. George W. Bush ; qu’une opération de déstabilisation a été lancée par le gouvernement mexicain contre le maire de gauche de Mexico, M. Andrés Manuel Lopez Obrador, candidat du Parti de la révolution démocratique (PRD) à l’élection présidentielle de 2006 (voir « Mauvais coup raté à Mexico ») ; et que le Mexique a voté contre Cuba à la Commission des droits de l’homme des Nations unies [15]. Sur instruction du département d’Etat, les pays qui ont appuyé M. Flores font campagne pour le Mexicain Derbez.
Malgré cinq tours de scrutin, les deux candidats demeureront à égalité, avec 17 voix chacun (il en faut 18 pour être élu), le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay, l’Equateur, le Venezuela, la République dominicaine et dix pays des Caraïbes votant pour le Chilien. A la veille du 2 mai, date prévue pour une nouvelle consultation, et bien que Washington fasse feu de tout bois, il apparaît que la tendance bascule en faveur de M. Insulza. Le dénouement aura lieu le 29 avril, lors d’une réunion de Mme Rice avec plusieurs ministres des affaires étrangères (Salvador, Paraguay, Colombie, Chili et Canada), MM. Derbez et Insulza. Au terme de cette rencontre, et à la surprise générale, le Mexicain Derbez annonce qu’il retire sa candidature.
« Condoleezza Rice a compris que continuer à appuyer Derbez était courir à l’échec, analyse M. Peter Hakim, directeur de Dialogue interaméricain, une organisation basée à Washington. S’il avait gagné avec une ou deux voix d’avance, le continent serait apparu comme divisé par la faute des Etats-Unis et, s’il avait perdu, ce qui était le plus probable, cela aurait été une grande défaite pour... les Etats-Unis [16]. » C’est dans ces conditions que, pour ne pas perdre la face, Washington accepte de laisser la voie libre à M. Insulza, « candidat de consensus », finalement élu le 2 mai avec 31 voix (deux abstentions et un vote blanc).
Washington apparaîtra à l’évidence, et malgré cette manœuvre de dernière minute, comme le grand vaincu de la consultation. On aurait toutefois tort de considérer la victoire de l’ex-ministre de l’intérieur chilien comme l’arrivée d’un progressiste à la tête de l’organisation continentale. D’après un diplomate ayant suivi de près les ultimes tractations, « de nombreux éléments indiquent que, avant de lui laisser le champ libre, les Etats-Unis ont obtenu des engagements de la part d’Insulza, comme du gouvernement chilien, particulièrement en ce qui concerne la politique que mènera l’OEA à l’égard du Venezuela et de Cuba ».
Cela étant, dans cette « arrière-cour » politiquement plus fragmentée que jamais, rien ne semble indiquer que le nouveau secrétaire général aura les mains entièrement libres si d’aventure il lui prenait l’envie de vouloir suivre le cap voulu par les Etats-Unis.
[1] Lire Laurent Tranier, « Les indigènes équatoriens face au défi évangélique », Le Monde diplomatique, avril 2005.
[2] Cromos, Bogotá, 20 décembre 1999.
[3] L’Alena regroupe, depuis 1994, le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.
[4] Initiateurs du Mercosur en 1994, l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay ont été rejoints par des pays associés : Bolivie et Chili (1996), Pérou (2003), Colombie, Equateur et Venezuela (2004).
[5] Précurseur, le Parlement chilien a approuvé en octobre 2003 un TLC entré en vigueur en janvier 2004. Le Salvador, le Honduras et le Guatemala ont ratifié le Cafta (pas encore approuvé par le Congrès des Etats-Unis).
[6] Sally Burch, « Ecuador, cambio de rumbo ? », Alai, Quito, 22 avril 2005.
[7] Lire Hernando Calvo Ospina, « Aux frontières du plan Colombie », Le Monde diplomatique, février 2005.
[8] Lire Ignacio Ramonet, « Bolivie », Le Monde diplomatique, novembre 2003.
[9] L’Argentine fait face à 34 plaintes au sein du Centre international de règlement des différends relatifs aux investissements (Ciadi) de la Banque mondiale (Raúl Zibechi, La Jornada, Mexico, 1er avril 2005).
[10] Déclaration devant le Congrès des Etats-Unis, le 9 mars 2005.
[11] Général Roberto Pizarro, commandant en second et chef de l’état-major interarmes ; Fabio García, chef des opérations ; Hernán Cadavid, chef du développement ; Jairo Pineda, inspecteur général de l’armée.
[12] Allusion à la politique modérée du président brésilien Luiz Inacio « Lula » da Silva.
[13] La première réunion Cuba-Venezuela pour l’application de l’Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), tenue le 28 avril à La Havane, a appronfondi la collaboration économique entre les deux pays.
[14] La CSN regroupe les pays du Mercosur, la Communauté andine des nations (Bolivie, Colombie, Pérou, Equateur, Venezuela), ainsi que le Surinam et la Guyana.
[15] Des pays latino-américains membres de la CDH ont voté en faveur de la résolution présentée par les Etats-Unis contre Cuba : le Mexique, le Costa Rica, le Guatemala et le Honduras ; se sont abstenus l’Argentine, le Brésil, la République dominicaine, l’Equateur, le Paraguay et le Pérou.
[16] BBC Mundo, Londres, 2 mai 2005.
| Reunión con homólogos africanos Chávez: «Somos una potencia, pero nos picaron en pedazos» ABN 02/07/2006 |
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El Presidente venezolano durante los encuentros estableció un diálogo abierto en el que abordó temas de importancia en el área energética, así como el desarrollo de relaciones más cercanas e integradoras entre estos países y Venezuela. Asimismo, durante estas reuniones las cancillerías, tanto de Gambia como de Venezuela, suscribieron un acuerdo de entendimiento para el establecimiento de mecanismos de consulta entre las dos naciones. Momentos antes de estos encuentros, a su llegada al Centro de Convenciones del Hotel Sheraton en Gambia, donde se desarrolla el segundo día de deliberaciones de la VII Asamblea de la Unión Africana, el presidente Chávez destacó la importancia de desarrollar procesos unitarios entre las naciones del Sur «para la liberación de nuestros pueblos». «Somos una potencia, sólo que nos dividieron, nos picaron en pedazos pero llegó la hora de despertar, unirnos y de levantarnos», dijo el Presidente venezolano en un encuentro informal con la prensa que da cobertura a reunión de presidentes y jefes de Estado africanos reunidos en el la localidad de Banjul. Lea también: + Chávez afirmó que cada país es libre de votar por quien desee en la ONU + Chávez: Salvación del mundo sólo será posible mediante la unidad |
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