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COMUNICADO

 

Todos los miembros del Colectivo ALBA Francia nos unimos para hacerle llegar al Comandante Fidel Castro Ruiz nuestros deseos por su pronta recuperación.

Sabemos Comandante que usted es una de las personas que más ha luchado por una verdadera integración de los pueblos de nuestra américa y del mundo.

Hoy estos pueblos estan con usted, todos integrados brindando la fuerza y el coraje que se necesita para enfrentar las adversidades.

Los pueblos en lucha cuentan con su apoyo revolucionario Comandante.

Hasta la Victoria Siempre.

Colectivo ALBA FRANCIA

Nouveau Site de l`ALBA France

Soyez les bienvenus dans le nouveau site www.alba-france.new.fr

Jeudi 9 mars 2006 4 09 /03 /Mars /2006 13:20

Le Collectif de soutien à l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques de Grenoble participera au prochain 

Festival de cinéma organisé par ATTAC-Isère en mars (Thème du festival : "Vivre l'utopie, le chemin des possibles")  :
 
- le 18 mars, "Le passage des Andes" de Thierry Deronne   à 14h30 à l'Amphithéâtre de Pont de Claix, et à 17h30, même lieu, "Venezuela bolivariana"; avec la participation de Thierry Deronne, journaliste à VIVE tel (Caracas)
-le 20 mars à la MJC de Voiron à 20h30, "Venezuela Bolivariana"
-le 23 mars à la Maison pour tous de St Etienne de Crossey (près de Voiron) à 20h30: "Le passage des Andes"
- le dimanche 26 mars, en clôture du Festival :  "Au nom de Bolivar" d'Agnès Denis et Paco Peña, à 14h à la salle Juliet Berto à Grenoble
 
La prochaine réunion du Collectif de soutien à l'Alternative Bolivarienne pour les Amériques de Grenoble se tiendra  Mercredi 22 mars à 20h30 à la Maison des Associations, 6, rue Berthe de Boissieux à Grenoble.

Par ALBA FRANCE - Publié dans : Activités
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Mercredi 1 mars 2006 3 01 /03 /Mars /2006 00:06
La création du fond culturelle de l´ALBA avance

 

La Havane (AIN) - L´ambassadeur vénézuélien à Cuba, Adán Chávez, dit à la presse qu´entrera bientôt en fonctionnement une convention entre son pays et Cuba pour la création du Fonds Culturel de l’ Alternative Bolivarienne pour les Amériques (ALBA).

 

Lors d’une déclaration pour la télévision cubaine, citée par Prensa Latina, Adán Chávez annonça qu´actuellement se travaille à l´établissement d´organismes pour ce travail conjoint.

 

Le diplomate vénézuélien affirma aussi que la création d’entreprises mixtes cubano-vénézuéliennes pour la publication conjointe de livres, de revues pour les jeunes et les enfants, ainsi que pour effectuer des productions discographiques et cinématographiques sont prévues.

 

Nous avons réalisé des réunions de travail entre les membres du ministère de la Culture Cuba et du Venezuela, ainsi qu´entre les représentants diplomatiques des deux pays, dit l´ambassadeur.

 

En accord avec ce qui est prévu par ce fonds culturel, les éditions ALBA incluent l´apparition de deux revues, l’une d’elles infantile et d’un sceau discographique.

 

La convention pour la création du fonds culturel de l’ALBA prétend renforcer l´identité culturelle latino-américaine et de donner la priorité aux publics infantile et juvénile, son élan constitue un fait inédit de coopération et d’intégration des peuples du Sud.

 

Source: AIN

 

Par ALBA FRANCE - Publié dans : ALBA vs ALCA
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Mardi 28 février 2006 2 28 /02 /Fév /2006 20:00

Communiqué de presse

COLOMBIE : France Amérique Latine dénonce les assassinats sélectifs et les massacres commis par les paramilitaires colombiens.

Les négociations de paix entre le gouvernement du Président Alvaro Uribe et les paramilitaires qui font la une des journaux colombiens actuellement constituent une véritable imposture.

Ces négociations ne sont pas destinées à démonter les groupes paramilitaires mais servent bien à leur reconversion dans les appareils légaux de l’État, à la légalisation de leur structure et de leurs biens. La loi de " Justice et de paix ", approuvée le 21 juin 2005 dans le cadre de la " démobilisation " de ces escadrons de la mort, institutionnalise l’impunité et permet aux chefs paramilitaires de conserver les terres arrachées aux paysans par l’usage systématique du crime et de la terreur.

La population civile qui s'organise socialement et politiquement pour réclamer ses droits fait l’objet d’une véritable stratégie d’élimination. Paysans, indigènes, syndicalistes, personnalités politiques, avocats, défenseurs de droits de l’homme sont victimes d’assassinats sélectifs, de massacres, tortures, disparitions forcées, viols, déplacements forcés, et de montages médiatiques.

Les paramilitaires commettent leurs crimes avec l’appui et l’assentiment de l’armée, sans celle-ci et le réseau d’informateurs organisé par l’Etat colombien, ils ne pourraient pas agir. Cette situation nous est rapportée dans la totalité des témoignages et dénonciations.

La violence et la terreur provoquent l’exode des populations menacées, le pays compte 3.600.000 réfugiés internes.

France Amérique Latine porte à votre connaissance les noms de personnes assassinées en décembre 2005 et janvier 2006, cette liste n’est pas exhaustive mais représentative des dénonciations reçues par notre association. Ces assassinats ont été commis par l’armée colombienne, les paramilitaires ou de manière conjointe.

France Amérique Latine dénonce le silence assourdissant fait sur les violations des Droits Humains en Colombie et s’inquiète tout particulièrement en cette période électorale du sort des militants colombiens engagés dans la campagne électorale.

Ne les laissons pas tomber dans l’oubli :

JAIME ROMERO GONZALEZ, ex-parlementaire, candidat a la mairie de Yumbo (Valle del Cauca). Assassiné

MISAEL HERNANDO ESPINOSA, avocat, assesseur de campagne de Jaime Romero Gonzalez (Valle del Cauca). Assassiné

EDUARDO HERNANDEZ SITU, médecin, candidat à la mairie de Buenaventura (Valle del Cauca). Assassiné

DELGAR CARDENA, conseiller municipal à Seville (Valle del Cauca). Assassiné

WILLIAN de JESUS GRAJALES ; conseiller municipal à Seville (Valle del Cauca). Assassiné

HORTENCIA NEYID, MANUEL ANTONIO TAO et TUNJA CICHUMBE; paysans habitant la municipalité de Inza (Cauca). Massacre. Assassinés

EDILBERTO VAZQUEZ CARDON, membre de la zone humanitaire de Arenas Altas (Apartado). Assassiné .

ARELIS DIAZ , ACIBIADES PACHON , LUIS GUILLERMO GONZALEZ et JAIRO CARABALI, paysans assassinés dans le cadre d’un massacre perpétré dans le département du Meta .

LAUDELINO MONTANO LOPERENA ( lider) ,RICARDO ARIAS SOLIS et CELSO CARRILLO PEREA de la communauté indigène Wiwa Yugumain Bunkuanarrua Tayrona (La Guajira).Assassinés

GORGE ELICER ORTEGA MURILLO , LUIS EDUARDO PENA SABOY, BEATRIZ EUGENIA CASAS et JOSE GALINDO, leaders paysans (Tolima). Assassinés

GILBERTO VELEZ, CIELO PEREZ et ANSELMO PIRAQUIO, enseignants et syndicalistes assassinés dans le département de Casanares

CARLOS ARCINIEGAS, militant communiste assassiné à Puerto Wilche (Santander).

ARTURO DIAZ GARCIA , dirigeant communiste dans la municipalité de Ibagué (Tolima), assassiné.

YOLANDA RODRIGUEZ PINZON, militante communiste de Icononzo (Tolima), assassinée.

Paris (France), le 15 février 2006.

Contact : France Amérique Latine – 37 Boulevard Saint Jacques – 75014 Paris (France)

FRANCE AMERIQUE LATINE

Amitié - Découverte - Solidarité – Voyages

37, Bd. Saint Jacques 75014 PARIS

Tél. (33)1 45 88 20 00 Fax : (33)1 45 65 20 87

Email : falnationale@wanadoo.fr

http://www.franceameriquelatine.fr

Agréée par le Ministère JEUNESSE et SPORT 89.633 . Agrément du tourisme 075.95.0039 .

Par France Amérique Latine - Publié dans : Actualité COLOMBIE
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Mardi 27 décembre 2005 2 27 /12 /Déc /2005 00:00

Enviamos resumen en francés de las palabras pronunciadas por el Ministro Felipe Pérez Roque en la sesión de la Asamblea Nacional del Poder Popular de CUBA.

Préserver la Révolution cubaine

Que se passera-t-il à Cuba si vous n’arrivez pas à redresser la barre de certaines erreurs et difficultés qui remettent en cause vos principes ?
Que se passera-t-il lorsque les dirigeants historiques ne seront plus là ? Y avez-vous pensé ? 

Ce sont des questions que nous posent souvent nos amis à l’étranger. Nous en débattons au plus haut niveau. Le jeune ministre cubain des Affaires étrangères a fait une intervention très remarquée à ce sujet à la session d’hiver de l’Assemblée Nationale. Nous vous en offrons un résumé.

Felipe Pérez Roque a consacré la première parte de son intervention à la place de Cuba dans le monde. Il a souligné que la politique d’isolement de notre pays menée par les Etats-Unis n’a jamais autant été battue en brèche qu’au cours de 2005. Il a rappelé en particulier le vote quasi-unanime de l’Assemblée Générale des Nations Unies contre le blocus.

Revenant sur la « transition »  que Washington veut imposer à notre pays pour en finir avec la Révolution, il a signalé que cela est un comble au moment où justement le gouvernement Bush est sur la sellette à cause de la guerre, la torture, les atteintes aux droits humains. Il a souligné au sujet des menaces étasuniennes contre Cuba :

 « Cette assemblée est un défi, cette assemblée publique suivie par des millions de nos compatriotes  est la petite île rebelle qui dit aux Etats-Unis, vous ne pouvez en finir avec nous, vous ne pouvez faire ce dont vous nous menacez. Vous avez perdu stratégiquement votre bataille contre Cuba, notre pays est un symbole. C’est un pays qui se dresse, ne recule pas, ne se rend pas, ne se vend pas, ne baisse pas les bras, ne peut être trompé, ne peut être divisé et donc, ne peut être vaincu. C’est la raison de la haine qui se trouve derrière les menaces et qui n’est pas due seulement à la pêche aux voix des ultras de Miami. C’est la haine d’une oligarchie corrompue qui est arrivée au pouvoir par la fraude. »

Dans la seconde partie de son intervention à l’Assemblée Nationale, Felipe Pérez Roque  a souligné que nous sommes face à un défi majeur. Il a parlé de manière crue et directe des tendances négatives qui se sont fait jour dans notre société ces dernières années : la soif de consommation, la corruption, l’indolence face aux erreurs, la croyance ingénue dans le fait que le capitalisme est le paradis, les conduites de simulation d’un accord avec le projet de société que la majorité construit.

Il a repris les éléments dénoncés par le Président Fidel Castro le 17 novembre à l’Université de La Havane et a souligné :

 «Nous sommes parvenus  à l’invulnérabilité sur le plan militaire, tous ceux qui sont à même de le dire, l’ont fait avec toute l’autorité dont ils sont revêtus. Nous parviendrons à l’invulnérabilité sur le plan
économique : hier, nous avons réfléchi à ce qu’implique cette invulnérabilité économique, y compris si le blocus se maintient.

Nous devons lutter aussi pour  conserver l’invulnérabilité sur le plan politique et idéologique, ce n’est pas un problème en ce moment, nous l’avons, parce que nous avons en ce moment la génération qui a fait la
Révolution, nous avons Fidel et Raul. Même l’ennemi reconnaît dans ses plans qu’il est impuissant contre eux, mais il fonde ses espoirs sur l’illusion que ceux qui viendront après, oui, il pourra les tromper, les vaincre, les diviser, les acheter ou s’imposer à eux.

La démonstration a été faite ici que nous avons en ce moment l’invulnérabilité politique et idéologique, mais qu’il faudra la conserver après. Lorsque ne sera plus là la voix qui nous met en garde alors que les autres n’ont rien vu, ceux qui perçoivent les choses avant les autres, ceux qui prévoient, ceux qui incarnent  l’idée que oui, la victoire est possible, parce que, sans foi en elle, on ne peut y parvenir.

Nous sommes aujourd’hui le peuple au pouvoir, la Révolution victorieuse, mais nous ne pouvons garantir le maintien du socialisme seulement parce que la Constitution le proclame. Une conviction a été proclamée dans la Constitution, mais, dans les faits, nous devons la défendre jour après jour. En Union Soviétique, un référendum a donné pour résultat que 85% des gens étaient contre la désintégration du pays. Six mois après, un groupe a décidé, une nuit de tourmente, de la désintégrer, l’ennemi est entré et est arrivé ce qui est arrivé. Nous sommes restés seuls et nous sommes là.

Et nous devons savoir comment préserver la Révolution à l’avenir, lorsque nous serons face à ce vide que personne ne peut combler et que nous devrons tous combler en tant que peuple, parce que, dans l’histoire des peuples, de tels faits ne peuvent se répéter et parce que les personnalités jouent un rôle dans l’histoire. Une analyse en retrait concluait qu’il ne pouvait y avoir de révolution à Cuba, mais l’Attaque de la caserne Moncada et la mort de dizaines de jeunes aux idéaux élevés en ont créé les conditions, avec le leadership et l’apparition d’une nouvelle génération. Le Granma, la défaite militaire à l’arrivée des révolutionnaires ne laissait pas présager la victoire deux ans plus tard d’une petite armée formée de ces mêmes jeunes paysans et travailleurs qui avaient débarqué. En conséquence, l’ennemi ne mise pas sur la défaite pour maintenant, mais pour après. »

Felipe Pérez Roque a précisé pourquoi, à son avis, la Révolution cubaine s’était maintenue au pouvoir malgré les immenses obstacles auxquels elle s’est heurtée. Il a défini trois prémisses pour son maintien :

 « La Révolution est arrivée jusque là, en premier lieu, grâce à l’autorité morale de ses dirigeants. On peut avoir le pouvoir et pas l’autorité - c’est ce qui arrive à Bush et à son régime - parce que l’autorité n’est pas écrite dans les livres, elle vient de la conduite exemplaire. Combien de gens ne disent-ils pas « je ne comprends pas bien, mais si Fidel le dit, je suis sûr que c’est comme cela » ou « si Fidel le dit, il sait, il y a un moment où nous comprendrons » ? Ce trésor, cette valeur, cette confiance… Ou cette autre phrase : « Si Fidel l’a dit, c’est que c’est comme ça », parce que Fidel parle clairement aux gens.
Combien de fois avons-nous vu ou entendu cela ? Ce trésor ne peut se perdre.

Tant que, dans notre pays, l’autorité des dirigeants sera basée sur la manière d’agir exemplaire, la conduite austère, la consécration au travail, l’absence de privilège si ce n’est celui de servir plus et de se
sacrifier plus, tant que toute prébende sera combattue et que la sanction sera d’autant plus forte que le poste est plus élevé, tant que notre pays aura ce trésor qu’il a eu jusqu’à aujourd’hui et qui a fait se rassembler tout un peuple pour l’épopée qui lui a permis de résister pendant plus de 40 ans à l’Empire, il vaincra, c’est la première prémisse.

La seconde est : Tant que nous assurerons par la concertation l’appui de l’immense majorité de notre peuple comme nous l’avons fait jusqu’à aujourd’hui, non sur la base de la consommation mais des idées et des convictions… J’ai signalé comment les peuples ont été désarmés et ne sont pas descendus dans la rue et n’ont pas lutté dans les pays socialistes lorsqu’on a démantelé leur avenir. Néanmoins, nous avons vu le peuple pauvre du Venezuela descendre dans la rue et exiger le retour de Chavez lorsqu’a eu lieu le coup d’Etat oligarchique et militaire organisé par les yankees. Ceux qui possédaient peu sont descendus dans la rue. Ceux qui ont rejoint l’Armée Rebelle ici n’avaient rien, c’était des paysans pauvres. Donc, ce sont les convictions et les idées qui sont importantes, non la conception selon laquelle l’appui dépendra du fait que les gens possèderont plus de choses.

Bien sûr, il y a eu une érosion, il y a des gens qui disent : « Toutes ces années ont passé, j’ai tel âge, il me reste tant à vivre et ce sera toujours comme ça, les coupures de courant, le manque des transports…». Il y a celui qui se rend, qui se fatigue, qui émigre. Pire, celui qui trahit, qui se présente à l’ennemi et qui dit des mensonges, ce qu’on veut qu’il dise. Il y a aussi simplement celui qui abandonne l’effort collectif, abandonne l’épopée, laisse prendre barre sur lui, celui qui le pense sans le faire, qui dissimule, mais ce n’est pas la majorité.

Nous avons l’appui de la majorité de la population. Si nous ne l’avions pas, nous ne serions pas ici. Nous n’aurions pas pu résister à l’Empire. Avoir l’appui de l’immense majorité signifie qu’elle partage, comme elle l’a fait jusqu’à aujourd’hui,  les convictions et les idées du projet. C’est une bataille sur le terrain des idées. La Révolution ne peut se maintenir sans appui, ce qui ne veut pas dire que nous ne pourrions pas la recommencer. Mais il serait dur que soit vaincue la Révolution qui est parvenue à réaliser la prouesse historique de se maintenir ici.

Et finalement, la troisième prémisse qui me semble clef est que nous ne pouvons pas être ingénus. Au final, la question est : qui reçoit les revenus : la majorité et le peuple ou la minorité oligarchique, transnationale et pro-yankee ? A qui appartient la propriété, au peuple, à la majorité ou la minorité corrompue qui obéira au seul gendarme au monde qui pourrait garantir ses privilèges à Cuba : l’impérialisme yankee. In fine, qui garantit  que ce soit la majorité qui bénéficie de la plus grande part des revenus et que la majorité soit propriétaire de la plupart des biens ? L’Etat socialiste.

Le jour où l’ennemi parviendrait à Cuba – il ne le fera pas – à démanteler l’Etat socialiste en abattant la Révolution, ici, ce ne sont pas seulement la Révolution et l’Etat qui se perdront, ce sera la Nation parce que Cuba sera absorbée, elle deviendra une commune de Miami. Il n’y aura pas ici de bourgeoisie nationale, si nous la laissons revenir elle sera pro yankee et aura besoin de l’armée, la garde rurale pour se maintenir au pouvoir. Ce serait, de plus, la fin de la nation cubaine à laquelle nous sommes fiers d’appartenir car nous pouvons aller la tête haute de par le monde. »

Salué par des applaudissements nourris, le ministre cubain des Affaires étrangères a conclu :

« Mais, nous sommes sûrs que notre peuple aura la maturité, les idées, la morale, l’unité et la force nécessaire pour préserver l’œuvre de la Révolution et léguer à nos enfants un pays encore plus beau que celui que nos prédécesseurs ont défendu et préservé pour nous. »

Par ALBA FRANCE - Publié dans : Actualité CUBA
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Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /Déc /2005 00:00
La victoire de Morales en Bolivie. Et Maintenant ?
par Jorge Martin 

Bien que les résultats officiels des élections de dimanche dernier ne soient pas encore connus, il est établi qu’Evo Morales sera le prochain président de la Bolivie. Ayant rassemblé plus de 50% des suffrages, il devient automatiquement président, ce qu’aucun sondage d’opinion n’avait anticipé. Au mieux était-il crédité de 34% des voix.

Tuto Quirago, le candidat de l’oligarchie et de l’ambassade américaine, n’est pas parvenu à rassembler plus de 31% des votes. Au Parlement, les choses ne sont pas aussi claires. Il semble que le MAS, le parti de Morales, n’y aura pas la majorité, mais il constituera le plus grand groupe parlementaire.

Evo Morales l’a nettement emporté dans tous les départements andains : La Paz (63,9%), Cochabamba (60,1%), Oruro (61,6%), Potosi (53,2%) et Chuquisaca (46,6%). Ces régions ont été le centre du mouvement révolutionnaire qui a renversé les deux derniers présidents (Sanchez de Lozada et Carlos Mesa). A El Alto - la ville ouvrière, au dessus de La Paz, que les organisations de travailleurs et de paysans ont défini comme leur « quartier général révolutionnaire » - le MAS a remporté une large victoire. Le candidat du MAS dans la 15e circonscription, Tony Condory, qui jusqu’à récemment était membre de l’exécutif de la puissante Fédération des Juntas de Quartier, l’aurait emporté avec 70,9% des votes - un score inédit.

Cela montre clairement que la victoire électorale du MAS est le prolongement de la lutte révolutionnaire menée par les travailleurs et paysans boliviens au cours de ces 2 ou 3 dernières années. Dans la mesure où ils n’ont pas pris le pouvoir lorsqu’ils en avaient la possibilité, en octobre 2003 puis en juin 2005, parce que leur direction n’avait pas de plan clair et a vacillé aux moments clés, le mouvement s’est transféré sur le plan électoral. Le résultat en est cette écrasante victoire du MAS.

Même dans les départements habituellement plus conservateurs, le nombre de voix recueilli par le MAS a créé la surprise. A Santa Cruz, le bastion de l’oligarchie, le MAS a rassemblé plus de 30% des suffrages - et près de 30 % à Tarija. Ces scores montrent que malgré la tentative de la classe dirigeante de diviser le pays suivant des lignes régionales, la véritable division est une division de classe. A Santa Cruz, l’organisation régionale de la COB (la Centrale Ouvrière Bolivienne) et le Mouvement des Sans Terre (MST) ont activement mené campagne pour le MAS.

En même temps, les partis traditionnels de la classe dirigeante bolivienne ont été quasiment balayés de l’échiquier électoral. Le MNR, qui a commencé comme un parti bourgeois nationaliste à l’époque de la révolution de 1952, pour devenir ensuite l’un des principaux partis de l’oligarchie et de l’impérialisme, n’a recueilli que 6,7% des votes. Quant au MIR et à l’ADN, ces deux autres partis bourgeois sont devenus des partis extra-parlementaires.

Cette victoire aurait pu être encore plus large si le Conseil National Electoral n’avait enlevé des listes près d’un million de personnes, dont la plupart dans des districts pauvres et ouvriers. La victoire du MAS fait suite à une campagne extrêmement polarisée, au cours de laquelle les multinationales du gaz et du pétrole, l’ambassade américaine et la classe dirigeante bolivienne ont lancé toutes sortes d’accusations contre Morales : « agent de l’impérialisme vénézuélien », ami du « dictateur communiste Castro », etc.

Il est clair que la masse des travailleurs et des paysans a voté contre l’impérialisme américain et contre la main-mise des multinationales sur les ressources du pays. Ce vote était également dirigé contre la vieille oppression que subit la majorité indigène. Jusque dans les années 50, la population indigène n’avait même pas le droit de marcher Place Murillo, où se trouve le Congrès.

En votant pour le MAS, les travailleurs, les paysans et les pauvres en général ont infligé une coup à leurs oppresseurs. Ceci dit, Evo Morales va subir d’énormes pressions. D’un côté, les multinationales du gaz, l’ambassade américaine et la classe dirigeante nationale demandent déjà que le droit à la propriété privée soit respecté, qu’un accord de « libre échange » soit conclu avec les Etats-Unis, et que les plantations de coca soient éradiquées.

D’un autre côté, les centaines de milliers de travailleurs et de paysans ont voté pour le MAS dans l’idée que le Morales appliquerait « l’Agenda d’Octobre », c’est-à-dire l’ensemble des revendications qui ont mené au soulèvement d’octobre 2003 : la nationalisation du gaz, la réforme agraire, l’abrogation des réformes néo-libérales - et, pour certains, la convocation d’une Assemblée Constituante.

Au cours des dernières années, les travailleurs et paysans boliviens ont déjà montré qu’il s’agissait pour eux d’une lutte à mort. Si le gouvernement du MAS ne répond pas à leurs revendications, ils tenteront une nouvelle fois de parvenir à leur fins par l’action de masse directe. Le mouvement révolutionnaire est confiant ; il a remporté un certain nombre de victoires (notamment la lutte contre la privatisation de l’eau à Cochabamba et El Alto). Bien qu’il ait laissé passé des occasions de prendre le pouvoir, il a renversé deux présidents au cours des deux dernières années.

La situation pourrait présenter certains parallèles avec l’Equateur. Là aussi, après la révolution manquée de 2000, le mouvement des masses s’est exprimé sur le plan électoral, avec la victoire de Lucio Gutierrez. Mais lorsque ce dernier a appliqué la politique que lui dictait l’impérialisme, un nouveau mouvement l’a renversé - il y a de cela quelques mois. Si Morales suit la voie de Lucio Gutierrez, il finira comme lui : renversé par les forces mêmes qui l’ont porté au pouvoir.

Les sections les plus intelligentes de la classe dirigeante internationale comprennent que Morales est peut-être leur dernière chance de garder la Bolivie « sous contrôle », dans la mesure où toute tentative d’imposer une dictature militaire, à ce stade, impliquerait sans doute une guerre civile. Ainsi, le Financial Times conseille à Washington « de ne pas sur-réagir à la rhétorique de Morale sur ses plans de décriminalisation de la coca et de rapprochement avec Cuba et le Venezuela. » Et il ajoute : « l’administration américaine ne doit pas plier sous la pression des éléments droitiers qui demanderont une suspension des programmes d’aides ». Ils tablent sur une situation dans laquelle Washington pousse doucement Morales vers la droite, comme ils ont si bien su le faire avec Lucio Gutierrez : « Ces programmes représentent la meilleure chance de maintenir l’influence des Etats-Unis en Bolivie. Couper les aides pousserait Morales vers la gauche et risquerait d’accélérer la polarisation politique de cette région ».

Tout cela semble très bien sur le papier, mais dans la réalité Morales subira aussi la pression du mouvement révolutionnaire. En outre, la clique ultra-réactionnaire qui dirige la politique des Etats-Unis en Amérique latine n’est pas composée d’individus particulièrement intelligents.

Au cours de la campagne électorale, Morales a promis beaucoup de choses à ses partisans. Mais il a également pris soin de rassurer les multinationales. Juste avant l’élection, Morales a dit à La Gaceta : « si je suis élu président, ce sera mon devoir, malheureusement, de respecter ces lois néo-libérales. Je serai en mesure de réaliser des changements par décrets, et d’autres à travers le Parlement - mais il n’y aura pas de grands changements dans l’immédiat, car 20 années de lois néo-libérales ne peuvent être balayées d’un seul coup. » Juste après que les premiers résultats de l’élection annonçaient sa victoire, il a mentionné la principale revendication du mouvement des travailleurs et paysans, la nationalisation du gaz : « Le gouvernement exercera son droit à faire en sorte que les hydrocarbures soient propriété d’Etat. Mais cela ne signifie pas la confiscation ou l’expropriation des actifs des multinationales. »

Comme on l’a vu pendant le gouvernement Mesa (qui avait le soutien parlementaire du MAS), dans un contexte tel que celui de la Bolivie, avec d’immense ressources naturelles mais une population extrêmement appauvrie, il est impossible de satisfaire à la fois les multinationales et les masses. Morales devra choisir. Au Venezuela, Chavez est venu au pouvoir avec un vaste programme de réformes démocratiques - mais il explique désormais ouvertement qu’un tel programme ne peut pas être mis en œuvre dans les limites du capitalisme. Or c’est encore plus impossible en Bolivie.

Par le passé, Morales et les autres dirigeants du MAS n’ont jamais poussé la lutte des travailleurs et des paysans jusqu’à son terme, car ils accordaient toute leur confiance au parlementarisme bourgeois. A présent, suite à l’incapacité des dirigeants ouvriers à prendre le pouvoir, ceux du MAS ont remporté une élection parlementaire. Ils vont être soumis à un test, et c’est là une étape nécessaire dans les développement de la conscience des masses.

Garci Linera, candidat à la vice-présidence, a avancé l’idée qu’il serait possible de construire une sorte de capitalisme national andin, qui permettrait de développer l’économie du pays. Mais c’est la pire des utopies. La classe dirigeante de Bolivie est encore plus dépendante et servile à l’égard des Etats-Unis que celle du Venezuela. Cette soumission s’enracine dans une longue tradition, depuis les barons de l’étain basés à Londres et en Suisse qui, au XIXe siècle, contrôlaient le pays, jusqu’à Sanchez de Lozada, un président formé aux Etats-Unis et qui parlait Espagnol avec un accent anglais. Chaque fois que le mouvement ouvrier bolivien a tenté d’appuyer une section « progressiste » de la classe dirigeante nationale ou de la petite bourgeoisie, cela s’est terminé par un désastre et une dictature militaire. Les sections « nationalistes » ou « révolutionnaires » de la classe dirigeante ont toujours fini par devenir le relais principal de la domination impérialiste (comme ce fut le cas du MNR et du MIR).

La Bolivie ne pourra se développer réellement que lorsque ses ressources naturelles seront fermement placées sous les contrôle des travailleurs et des paysans. Les dernières années de lutte sont une école dans laquelle des sections toujours plus larges des masses ont appris qu’il n’y a aucune issue dans le cadre du capitalisme. Les militants les plus conscients des organisations ouvrières doivent désormais se préparer à l’inévitable prochaine vague révolutionnaire.

Le 20 décembre 2005

Jorge Martin
Publication : samedi 24 décembre 2005 sur " LA RIPOSTA"
PS : Depuis que cet article a été écrit, les résultats officiels ont annoncé une victoire encore plus large de Morales, qui totalise 53,7% des voix. Tuto Quirago, lui, ne rassemble que 28,5% des voix.
Par Jorge Martin / La Riposte - Publié dans : Actualité BOLIVIE
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Reunión con homólogos africanos
Chávez: «Somos una potencia, pero nos picaron en pedazos»
ABN 02/07/2006


 
Foto: Cortesía MCI.
 
Banjul, 02 Jul. ABN.- Los presidentes de Gambia, Jahya Jammeh; Guinea-Bissau, Joao Bernardo Vieira; Senegal, Abdoulaye Wade, y Cabo Verde, Pedro Pires, sostuvieron reuniones bilaterales con el presidente de la República Bolivariana de Venezuela, Hugo Chávez Frías.

El Presidente venezolano durante los encuentros estableció un diálogo abierto en el que abordó temas de importancia en el área energética, así como el desarrollo de relaciones más cercanas e integradoras entre estos países y Venezuela.

Asimismo, durante estas reuniones las cancillerías, tanto de Gambia como de Venezuela, suscribieron un acuerdo de entendimiento para el establecimiento de mecanismos de consulta entre las dos naciones.

Momentos antes de estos encuentros, a su llegada al Centro de Convenciones del Hotel Sheraton en Gambia, donde se desarrolla el segundo día de deliberaciones de la VII Asamblea de la Unión Africana, el presidente Chávez destacó la importancia de desarrollar procesos unitarios entre las naciones del Sur «para la liberación de nuestros pueblos».

«Somos una potencia, sólo que nos dividieron, nos picaron en pedazos pero llegó la hora de despertar, unirnos y de levantarnos», dijo el Presidente venezolano en un encuentro informal con la prensa que da cobertura a reunión de presidentes y jefes de Estado africanos reunidos en el la localidad de Banjul.


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